Accueil
Prochain Comité de lecture
Vendredi 10 septembre 2010
test....- Recherche simple
- Recherche multi-critères
- Recherche par termes
- Interrogation externe
Vous pouvez lancer une recherche portant sur un ou plusieurs mots (titre, auteur, éditeur, ...).
Vous n'avez pas d'idée pour chercher ? Entrez dans la bibliothèque...
Etagères virtuelles
Le comité lecture de l'AAB se réunit une fois par mois le vendredi matin. C'est l'occasion pour chacun des adhérents de présenter sa lecture du mois et de la commenter. Cette liste regroupe tous les livres qui ont été présentés avec leurs commentaires (ceux ci étant sous l'entière responsabilité de leurs auteurs respectifs). [Cliquez sur le petit + bleu à gauche du titre pour en dérouler le descriptif et lire sa "critique"].

La Fiançée du vent [texte imprimé] / Liliane Gourgeon, Auteur . - La Roque-sur-Pernes : Ed. V.D.B, 2006. ISBN : 978-2-84694-384-0 . ---------- IMPRESSIONS DE LECTURE --------- du Comité de lecture des Amis de la Bibliothèque : . L’histoire s’ouvre sur un prologue : en 1989, Louise Kaplan, âgée de 60 ans goûte, dans un mas isolé de Provence, une solitude choisie et épanouie, habitée et illuminée par l’attente de l’homme qu’elle aime depuis quarante ans. C’est le journal de sa vie qu’elle va nous livrer en remontant le temps. Après l’arrestation de ses parents, son grand-père, Louis, l’emmena, ainsi que Dinah la couturière juive de sa grand-mère, se réfugier dans son petit village de Cordan. En 1949, elle y menait toujours une existence grise dans sa papeterie, quand un soir arriva un cirque pouilleux de « Manouche ». Au milieu du spectacle minable surgit soudain le Dieu du violon, un beau tzigane aux yeux lavande et ce fut le coup de foudre ! Au fil de la narration de cette passion qui consume Louise et Yoshka on se dit qu’on n’ira certainement pas au bout des 462 pages, tant la soumission de cette jeune fille naïve qui accourt dès qu’il la sonne, est insupportable. Pourtant, petit à petit on se laisse envoûter par le personnage grandiose de Yoshka, subtil, torturé, qui ne vit que pour la musique et pour sa Louise. Cet amour doit rester secret dans ce village où les préjugés contre les « Romanichels » sont tenaces et féroces et pour vivre loin des commérages, elle prend une librairie en Avignon où il apparaît comme un ouragan pour quelques jours de bonheur intense, pour disparaître sans quelle sache si elle le reverra jamais. Au fil du temps, elle va apprendre à connaître et aimer ce peuple « Rom » dont les habitudes, le mode d’existence nomade, l’absence totale d’éducation des enfants et le sens aigu de l’honneur, lui sont totalement étrangers. De temps à autre, elle livre pour lui des paquets dont elle ignore le contenu. Enfin, il obtient son premier contrat de soliste mais doit s’exiler une année en Amérique. Désespérée de ne pourvoir l’accompagner, elle décide de partir faire un voyage en Italie, met sa librairie en gérance après avoir prévenu ses proches qu’elle ne leur donnerait pas de nouvelles avant longtemps. Il lui reste encore un ultime colis à livrer et c’est la police qui est au rendez-vous. Elle va se retrouver dans l’enfer de la prison sans aucun moyen de se justifier ni de prévenir Yoshka, quand elle s’aperçoit qu’elle est enceinte. Elle aura un fils et au bout de 18 mois, comme par miracle, elle sera libérée grâce à une protection occulte des Roms qui savent qu’elle n’a pas « donné » Yoshka. A sa sortie, elle se réfugie avec son petit Lioba, chez Dinah où l’attend une montagne de lettres de Yoshka. C’est maintenant un grand virtuose et on les suivra pendant des années au gré des concerts, dans le monde entier qu’elle observe avec humour, alternant les retours dans leurs mas avec leurs deux garçons. Et l’attente recommence et le temps s’écoule et le journal s’écrit. Un ouvrage étrange, avec des personnages secondaires très attachants, qui tombe parfois dans la futilité tout en décrivant avec sensibilité ce monde des gens du voyage que l’on connaît si mal. Claudine Langues : Français (fre) | ![]() |
Exemplaires
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| 30114005810141 | LV GOU | Imprimé | Adultes et multimédia | Caractères élargis | Disponible |

L'encyclopédie des cancres, des rebelles et autres génies [texte imprimé] / Jean-Bernard Pouy, Auteur; Serge Bloch, Auteur; Anne Blanchard, Metteur en scène, réalisateur . - Paris : Gallimard-Jeunesse, 2006 . - 139 p. : ill. en nb. (Rel.) ; 27 x 21 cm. ISBN : 978-2-07-057239-7 : 19.95 EUR . ---------- IMPRESSIONS DE LECTURE --------- du Comité de lecture des Amis de la Bibliothèque : . En général, un très bon élève est dit "fort en thème". Mais au sens péjoratif, ce peut être aussi quelqu'un qui retient tout mécaniquement, sans intelligence ou génie particulier... Beaucoup d'entre nous ont connu des "premiers de la classe" qui, en dehors des textes écrits ne s'intéressaient à rien mais faisaient tout pour faire plaisir au maître; des "zombies-chouchous", quoi ! Mais à partir du 2ème de la classe, l'épaisseur de l'être commençait, puis suivait son petit bonhomme de chemin, jusqu'à l'avant dernier, jusqu'au dernier. Ceux-là vivaient dans leur monde à eux où la rêverie côtoyait la flemme, et l'apathie l'extravagance... L'album, avec nombreuse iconographie et dessins d'humour s'adresse aux enfants, disons de CM2. J'ai beaucoup d'estime pour les CM2, gens qui ne sont pas encore blasés ou dissipés par l'enfermatique ou les musicailles sur lesquelles il faut obligatoirement se trémousser pour être "tendance". Les CM2 sont "frais", mais déjà sérieux et attentifs. Le livre des trois zigotos sus-cités pratique le vocabulaire de la vie de tous les jours, avec blagues dans le coin et au tournant. Qu'ils évoquent Cocteau (qui faisait des fautes d'orthographe grosses comme lui, même en habit vert...), Einstein, Edison, Vinci, Disney, Cézanne, Agatha Christie, Buffon, Napoléon Bonaparte (dis "la paille au nez" à Brienne, puis Napolétron Bonne-attrape sous l'Empire ) les auteurs y vont de leurs commentaires de cour de récréation ou d'humoristes que personne ne peut impressionner. C'est tellement aisé à lire, tellement excitant que chaque chapitre est trop court. D'un autre côté, cela pousse à s'informer plus sur les personnages esquissés ici avec enthousiasme. N'est-ce pas, pour avancer dans l'évolution humaine, technique, artistique, pour innover, il ne faut pas "être sage comme une image", gentil-mignon. Il faut ruer dans les brancards, transgresser les règles, marcher sur les poncifs ! Si les fol-dingues et cancres de tous les temps avaient écouté les maestros en place, ils se seraient jetés dans le Vésuve avec leurs cahiers pleins de taches et de ratures. Beethoven n'aurait pas écrit "la 9ème", ni Debussy "Children's corner", on aurait envoyé les surréalistes, dont Prévert, chez les fous. Pas de chemin de fer ! pas d'avions ! pas de photographie ou de cinéma ! pas d'électricité, de phonographe ! Enfin, rien, quoi ! Vive les cancres ! A condition qu'ils soient intelligents et intraitables ! SERGIUS Langues : Français (fre)
| ![]() |
Exemplaires
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| 30114005719227 | 920 POU | Imprimé | Adultes et multimédia | Documentaires | Sorti jusqu'au 06/10/2010 |

Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates [texte imprimé] : roman / Mary Ann Shaffer (1934-2008), Auteur; Annie Barrows, Auteur; Aline Azoulay, Traducteur . - Paris : NIL, impr. 2009 . - 1 vol. (390 p.) : couv. ill. en coul. ; 21 cm. ISBN : 978-2-84111-371-2 : 19 EUR . ---------- IMPRESSIONS DE LECTURE --------- du Comité de lecture des Amis de la Bibliothèque : . Ce titre bizarre et un peu grotesque pique la curiosité des lecteurs, mais il ne faut pas s’y fier : rien de comique ou délirant dans ce roman épistolaire écrit à deux mains, avec un style délicieusement « anglais » et un peu désuet… Les auteurs, une vieille dame et sa nièce, révèlent beaucoup d’elles-mêmes dans les personnages pittoresques ou farfelus, et de nombreux signes autobiographiques nous touchent : Mary Ann Schaffer était une ancienne bibliothécaire et libraire, sa passion des livres est évidente et communicative ! Il est émouvant de lire cet hymne à la lecture et à la vie, en sachant qu’elle est décédée il y a deux ans, après avoir eu la joie d’apprendre que son unique roman allait être publié… quant à sa nièce, qui écrit des ouvrages pour enfants, le lecteur averti la devine dans ce récit plein d’humour et de bons sentiments, de tendresse pour l’enfance, de nostalgie pour son univers naïf et mystérieux. Il s’agit d’une histoire d’amour lisible par tous publics : pas de scènes érotiques, ni aucune allusion sexuelle dans ce récit ! Le roman s’apparente à une sorte de fable optimiste où triomphent les « bons » ceux qui sont sincères, honnêtes et qui aiment la lecture et l’amour malgré les vicissitudes et l’horreur d’un passé récent (la guerre contre les nazis – les privations quotidiennes d’une population humiliée, et le mal incarné par les camps d’extermination…) On peut évoquer aussi le démarche d’un roman d’apprentissage, initiatique : pour l’héroïne, une jeune femme écrivain profondément sympathique, vive et intelligente (une vraie « héroïne » traditionnelle, donc !...) ce sera la découverte double de l’amour pour un jeune homme (« bien » sous tous rapports, évidemment !...) et pour un pays – l’île de Guernesey – avec sa population, notamment le fameux cercle extraordinaire et improbable des « amateurs d’épluchures, etc… » On a parfois l’impression d’être plongé dans un « des ouvrages pour dames de Somerset Maugham » (réf. Alain Souchon !...) mais la drôlerie des situations, la pudeur et la finesse du style font oublier l’idéalisation des personnages (peu réalistes, en fait !... ils sont tous trop francs, trop « bons » pour être vrais !...) Au diable le naturalisme ! Ce roman n’en a cure, et le lecteur séduit par ces personnages attachants veut, pour une fois peut être !.. croire aux vertus de la lecture sur le cœur des hommes, sur leur esprit. Oui, on veut croire à l’existence d’éleveur de porcs passionné par Sénèque !... Oui on veut croire à l’existence d’une petite société où règnent l’amitié, le dévouement, la délicatesse, le bonheur simple des gestes humbles, la plénitude du quotidien, la sagesse ! Il est vrai que le petit monde de Guernesey est décrit comme un lieu idyllique, une sorte de reconstruction modeste de l’abbaye de Thélème !... C’est donc un livre jubilatoire qui réconcilie avec l’humanité et qu’on referme à regret, comme lorsqu’on quitte des amis. Une lecture euphorisante à recommander sans restriction ! ART Langues : Français (fre) Langues originales : Anglais (eng)
| ![]() |
Exemplaires
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| 30114006387917 | R SHA | Imprimé | Adultes et multimédia | Fictions adultes | Réservé |

Amelia [texte imprimé] : roman ; le fascinant destin de la plus grande aviatrice du monde / Bernard Marck, Auteur . - Paris : Arthaud, 2010 . - 666 p. : couv. ill. en coul. ; 24 cm. ISBN : 978-2-7003-0236-3 : 22 € . ---------- IMPRESSIONS DE LECTURE --------- du Comité de lecture des Amis de la Bibliothèque : . Ne pas considérer la femme comme l'égale de l'homme, dans la plupart des activités modernes, est une imbécillité ! Dès la fin du 19ème siècle, elles l'ont montré, de la fille de Lord Byron à Sarah Bernhardt, de George Sand à Mme Curie. Début du 20ème, avec les suffragettes, puis avec les "garçonnes", avec Colette, bien meilleure que son bidonneur de mari, avec les années 20-25, jupe courte, cheveux en casque, le droit de dire "non!" ou "je veux !". De divorcer ! De choisir l'homme ! ou autre chose ! ou rien ! Le choix d'aller au feu pendant les guerres, de conduire des camions. La liberté de piloter ! Ah! ça ! faire la pige aux machos de l'air, les merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines, voilà qui était culotté ! Eh bien ! des filles l'ont fait, qui n'étaient pas toujours issues de milieux favorisés : des françaises, des allemandes, des anglaises, des américaines. Filles des premières années vingt, mais femmes jusqu'au bout des seins, ayant réussi l'amalgame de la volonté et du charme... L'Américaine Amelia Earhart occupe le premier plan et figure dans nos dictionnaires. Elle n'avait peur de rien et se voulait la première femme sur l'Atlantique. Bernard Marck, qui en est fou amoureux (même si elle pourrait être son arrière-grand-mère) nous dit qu'elle avait le charme étrange d'une fille-mec sous son casque de cuir. On peut la décrire comme une sorte de grande gigasse rouquibiche à la chevelure en balais O'Cédar, avec des seins à la Jane Birkin. Et pourtant, comme Lindbergh, dont elle est une sorte de soeur, elle était irrésistible. Chacun, homme ou femme, était, comme on le disait à l'époque : chipé pour la pomme d'Amelia ! Des tentatives, avortées, avec "cassage de bois", elle en a connues. Les autres filles aussi. Beaucoup se sont tuées. Mais pas plus que les hommes. Piloter n'a rien à voir avec le sexe. Elles l'ont montré : Maryse Bastié, Maryse Hilse , Laura Ingalls (tiens ! de la famille de l'auteur de La petite maison dans la prairie ?) , Florence Lowe Barnes, dite "Pancho" qui jurait comme une charretier, Louise M. Thaden, toutes désignées par l'humoriste Will Rogers comme "le derby des houppettes"... Amelia est née en 1897. Elle a disparu avec son navigateur Noonan après un atterrissage forcé sur une île du Pacifique en 1937. Elle avait 40 ans. Les Japonais préparaient Pearl Harbour sous les ordres méchants du Général Tôjô. Ces deux Américains étaient forcément des espions de Roosevelt. Noonan aurait été décapité, Amelia serait morte de misère physiologique causée par la dysenterie. Rien n'a été retrouvé. Parce que cela arrangeait tout le monde. Le nom d'Amelia peut aussi se prononcer "Airheart"... cœur aérien... Tout homme bien né, amoureux des femmes, est forcément toqué d'Amélia. C'est mon cas ! SERGIUS.. Langues : Français (fre)
| ![]() |
Exemplaires
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| BPF 0001153 | 920.72 EAR | Imprimé | Adultes et multimédia | Documentaires | Disponible |

Mort d'un jardinier [texte imprimé] / Lucien Suel . - Paris : Ed. La Table Ronde, 2008 . - 169 p. ; 21 x 14 cm. ISBN : 978-2-7103-3092-9 : 17.00 EUR . ---------- IMPRESSIONS DE LECTURE --------- du Comité de lecture des Amis de la Bibliothèque : . Ce n’est pas vraiment un roman : un seul personnage est en scène, un jardinier qui se promène dans son jardin et s’exprime en employant le tu qui tient à distance : « Tu sors de la maison sur la terrasse pavée. », jusqu’au moment où il est terrassé par une crise cardiaque. Du début à la fin se déroule un hymne poétique à la terre. Ce jardinier est un homme d’expérience, qui décrit minutieusement ses gestes et cite avec amour le nom de tous les végétaux. Jardinier, c’est comme écrire, créer des chapitres, tracer des sillons « tu aimes manger les mots, les faire rouler dans ta bouche comme une fraise une cerise ou un noyau de pêche ». Mais le jardinage, comme l’écriture, demande des efforts sans fin : « tu te bats continuellement contre la nature, tu te bats depuis très longtemps. » Ce combat, il va le perdre définitivement, mais avant que la mort n’arrive, étendu sur cette terre qu’il aime tant, il est submergé par un flot de souvenirs, de sensations, d’images et de visions, qui se succèdent sans interruption «Ton imagination est en roue libre. » Avec lui, on revoit par bribes la vie d’un homme sensible, attaché aux vraies valeurs, un homme qui aime les gens, la musique, le cinéma et dont la jeunesse appartient à une époque révolue. C’est un beau livre, écrit avec lyrisme par un écrivain capable d’exprimer une débauche de sensations sans lasser le lecteur. Malu Langues : Français (fre)
| ![]() |
Exemplaires
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| BPF 0000336 | R SUE | Imprimé | Adultes et multimédia | Fictions adultes | Sorti jusqu'au 29/09/2010 |


